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Elus MSA : trois initiatives


© J.M. Nossant - Crédit : CCMSA/service Image(s)
 
 

 

Vers une charte de l’emploi saisonnier (MSA du Maine-et-Loire)

 

Dans le Maine-et-Loire, en 2008, les entreprises du végétal spécialisé (arboriculture, horticulture, viticulture…) ont réalisé leur valeur ajoutée en employant 8 500 ETP (Equivalents temps plein) qui représentent en fait plus de 34 000 emplois. Il faut, par exemple, en moyenne six salariés pour un ETP dans la viticulture. « Suite au constat d’une insuffisance de cueilleurs dans les régions arboricoles du Maine-et-Loire, la MSA s’est fortement impliquée auprès d’autres partenaires pour rapprocher l’offre de travail située en milieu rural et les demandeurs d’emploi situés, eux, sur la zone angevine », explique Marie-Odile Leroux, responsable du département Politiques des territoires. En 1999-2000, une première opération dite « Mobilité » a été mise en place par un ensemble de partenaires dont la MSA, en facilitant les transports (cars). Puis par ajustements successifs, au fil des années, d’autres dispositifs ont vu le jour, fruit du travail conjugué des délégués et du personnel MSA, et du regard croisé des différents partenaires : usage de véhicules individuels, trains, adaptation des modes de garde (ouverture d’une halte-garderie, création d’une crèche), actions de prévention sur la santé et la sécurité au travail, recentrage sur la population des jeunes. Cette démarche a été confortée par l’inscription de la MSA, dès 2003, dans le programme européen Equal « Saisons en Anjou ». La MSA était pilote sur l’amélioration de l’environnement du travail, et notamment dans le domaine de l’accueil des jeunes enfants, de l’hébergement des saisonniers, et de la mobilité. Au total, près de 2500 demandeurs d’emploi devenus saisonniers ont pu bénéficier de ces services sur la période de développement de l’opération « Mobilité ». « Ce partenariat s’est poursuivi par l’élaboration d’une charte pour un emploi durable en agriculture », indique Henri Barbot, administrateur de la MSA Maine-et-Loire. Une démarche innovante visant, entre autres, à garantir un parcours sécurisé pour les salariés et une réponse aux attentes des employeurs.

 

Une « boîte à outils » pour les caisses (MSA des Côtes-Normandes)

 

« En 2008, les délégués de deux cantons du Cotentin (Saint-Sauveur-le-Vicomte et Sainte-Mère-Église) ont souhaité travailler le thème de la prévention des dangers à la ferme pour les enfants », indique Elisabeth Ruel, administratrice. Avec l’aide de l’animatrice territoriale, Marie-France Singlas, et des autres partenaires, et après consultation des exploitants (élevages équin et bovin), un diagnostic a été rendu. Il pointait notamment la réalité des risques et indiquait leur typologie. Le projet qui s’ensuivit, mené sur l’exploitation agricole de l’ESAT (Etablissement et service d’aide par le travail) de Béthanie, s’est déroulé sous forme d’ateliers. Les enfants des centres de loisirs des deux cantons et les enfants d’agriculteurs de 6 à 11 ans ont non seulement été informés mais également mis en garde contre les dangers potentiels d’une exploitation (matériels, animaux, bâtiments). Par ailleurs, le projet a permis de leur faire découvrir l’ESAT, et d’inscrire ses travailleurs dans une action de territoire. Cent vingt personnes dont 82 enfants ont été accueillies sur cette journée. Les délégués de l’échelon local de la Haye-Pesnel (Sud Manche), qui avaient abordé le thème auparavant (voir Bimsa n°70 de janvier 2007), ont été satisfaits de constater que leur travail avait été bien transmis et parfaitement repris sous une autre forme adaptée à la réalité locale du territoire. Une « boîte à outils » permettant de s’informer et de s’appuyer sur ces projets a été mise à disposition des caisses MSA.

 

 « Il faut y aller, mais avec le Sécuriplac » (Fédérations MSA de Bretagne) 

Entre 2005 et 2007, 115 accidents dont 8 décès ont été recensés suite à des chutes de toit. A l’initiative de la MSA, associée à d’autres partenaires, les travaux se sont alors attachés à trouver des solutions conformes à la réglementation, pouvant s’adapter à différents types de toits, dont les multi-pentes, et disponibles à proximité des exploitations (via les Cuma, Coopératives d’utilisation du matériel agricole, entre autres). « Au sein du CPSNS (Comité de protection sociale des non-salariés), témoigne Claude Le Bihan, administrateur, nous avons d’abord défini quels moyens adopter pour communiquer l’information aux adhérents. » Les échelons locaux, la Lettre des élus, les portes ouvertes, les manifestations agricoles ont porté le message sur le terrain : « Il faut y aller certes (comprendre sur le toit), mais avec le Sécuriplac ». Le Sécuriplac, c’est donc ce kit de sécurité mis au point par la société Dimos pour les interventions sur les toitures en matériau fragile (voir Bimsa n°87 d’octobre 2008). « Les administrateurs et les élus ont joué un rôle important, signale Rachèle Leborgne, de la fédération MSA d’Armorique. Non seulement pour la mise en place et l’amélioration des demi-journées de formation et pour favoriser l’achat du Sécuriplac par les Cuma, mais également pour aider les conseillers MSA à faire évoluer le produit ». 



 Pour prendre connaissance de l’intégralité de l'article, téléchargez le fichier ci-dessous.

Information sur la publication

(Source : Le Bimsa)

Mis à jour le : 24-12-2009publié le : 01-02-2010

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